Bonjour,

Nous avons finalement quitté l’Uruguay et comme nous étions déjà dans une ville frontière, nous avons filé pour traverser un bout de Brésil et rentrer en Argentine dans la foulée. Ça nous a fait une bonne journée de route et nous avons fini à la nuit dans un camping tout naze où on a juste passé la nuit (quelqu’un a volé les WC, quelqu’un d’autre a coupé les fils électriques du lampadaire). A la fois, il y a des camping gratuits un peu partout et à l’occasion, ça dépanne toujours.

Le lendemain, nous avons repris la route vers Esteros del Ibera, une grande zone marécageuse avec plein d’animaux. Bon, comme il n’y avait plus d’argent dans les banques (pfff !), nous avons pris la route avec très peu de liquide, juste quelques euros que nous avons pu changer à la station service.

Arrivés à Colonia Carlos Pellegrini, nous avons élu domicile dans le camping du coin, très joli cette fois-ci et nous avons rencontré des français pour une bonne soirée. Nous avons profité d’une journée de beau temps pour rester longtemps dans la nature et regarder les animaux qui ne sont vraiment pas très farouches. Il y a de la bestiole en pagaille et on peut les approcher d’assez près. C’est un peu le paradis des piafs mais aussi des capybaras, des crocodiles, et des biches. Comme c’est l’hiver ici, il n’y a pas grand monde et à l’heure du déjeuner nous étions seuls sur le sentier de randonnée ; on a pu profiter du spectacle autant qu’on a voulu.

Mais même avec les capybaras dans le camping, l’école continue !

Par contre, il y a une vitre du camion qui a explosé toute seule, à l’arrière. Or, à Carlos Pellegrini il n’y a rien et certainement pas une banque (donc, toujours pas d’argent) et encore moins un vitrier. En plus de ça, dans la soirée, Charlie est devenu fiévreux et la météo était à l’orage alors que nous avions encore une bonne centaine de kilomètres de piste pour repartir. Et faire de la piste, autant à sec ce n’est pas un problème, autant dans la gadoue, c’est un peu une autre histoire. On s’est senti un peu moins fringuant…

Nous avons donc filé tôt le lendemain matin et nous avons résolu tout nos problèmes à Ituzaingo : des pesos en liquide, fini la fièvre, et une nouvelle fenêtre que le vitrier du coin nous a posé en une demi-heure.

Nous sommes maintenant à San Ignacio où nous nous sommes un peu posés en mode cerveza et wifi… Mais nous n’avons pas fait que boire et télécharger des cartes, nous nous sommes intéressés à l’histoire de la région et aux missions jésuites en pays guarani. C’est tout à fait passionnant et comme le musée était bien fait, les enfants ont appris plein de choses. Les ruines étaient belles car les argentins conservent aussi la mousse ; ce sont de toutes petites maisons d’une seule pièce avec des murs en pierre de cinquante centimètres et une cathédrale… à imaginer dans une forêt impénétrable vers 1650.

Aujourd’hui, nous reprenons la route et nous continuerons à remonter le long du Rio Parana vers les chutes d’Iguaçu.

Bon anniversaire Christian !