Un article spécialement pour Julien et Clément. On vous avait promis des photos du camion, les voilà !

Le Sud Lipez aura été pour nous le début du 4×4, et surtout pour son conducteur ! (Je ne conduis qu’en plaine, ma spécialité, c’est la pampa…)

Nous sommes partis avec 160 litres de carburant : notre réservoir de 60 litres, deux jerrycans de 20 litres à l’arrière, auxquels nous avons ajouté 6 bidons de 10 litres sur les marchepieds (ça tombe bien, nous avons des marchepieds neufs !)

Normalement, nous faisons du 12 litres au cent (sans doute un peu plus), à plat sur l’asphalte. Dans le Sud Lipez, en conduisant mal (en forçant), nous avons bien dépassé le 20 litres au cent. Après, nous avons essayé de nous caler sur la vitesse la plus favorable au moteur pour éviter d’abîmer le véhicule et de griller du carburant. De toute façon, ça ne sert à rien de forcer. Sur 500 bornes, nous avons consommé 115 litres de carburant. A cause de l’altitude, dès qu’on accélère, on fume noir de chez noir, de chez noir mais alors horriblement noir.

Par contre, le camion avance bien : il gravit tout ! C’est quasiment la première fois pour nous que nous utilisons le véhicule en tant que 4×4 et là encore, rien à redire : caillasse, pente super raide, gué, sable, le camion et surtout Christophe ont tout passé. Le pire, ça a été la tôle ondulée sur la fin… Par contre, pour tout dire, le matin, le camion ne veut pas se lever : on pompe et on lui met deux batteries pour démarrer, comme toujours. Mais par 4500 mètres d’altitude et après une nuit à geler on ne peut pas lui en vouloir…

Et pour le bivouac : nous sommes partis avec notre réservoir d’eau plein, donc 80 litres. Vu les températures, inutile de vous dire que nous ne nous sommes pas lavés. Nous avons tenu les cinq jours. Mais surtout, la magnifique nouvelle, c’est que nous n’avons pas eu froid la nuit, sans chauffage. J’ai scotché une couverture de survie entre l’avant et l’arrière du véhicule pour que nous soyons bien isolés (merci Raphaële pour cette idée!). Ensuite, on se met dans les sacs de couchage, on ajoute deux grosses couvertures, et c’est parfait. Vers une ou deux heures du matin, quand nous avons chauffé le camion par nous-même, il finit même par faire chaud là-dessous ! Isolation impeccable, donc. Bref, notre équipement est éprouvé : c’est le minimum, on ne peut pas dire que nous nageons dans le confort, mais ça va bien, nous pouvons nous protéger du froid et du vent et bivouaquer dans des conditions difficiles.

Nous avons tout de même fini les cinq jours épuisés et complètement enduits de poussière !

Alors voilà, un grand merci à ceux qui ont fabriqué ce petit camion, et abrazos à Dallet !