Salut !

Nous sommes remontés jusqu’au nord de l’Argentine, aux chutes d’Iguaçu et ça y est, on les a vues ces (très) fameuses chutes !

Bon, c’est vrai qu’elles sont impressionnantes : on a passé la journée à parcourir tous les sentiers pour les voir d’en haut, d’en bas et pour aller jusqu’à la « Gargota del diablo » qui est un peu le clou du spectacle. C’est un creux dans la falaise où s’engouffre une énorme quantité d’eau avec moult fracas, tourbillons, bruine et même arc-en-ciel puisque le soleil est avec nous. Au final, nous avons fait une bonne journée de marche dans la forêt et même au dessus des chutes puisqu’il y a des passerelles pour traverser le site jusqu’au milieu.

Voilà à quoi ça ressemble, et c’est vraiment immense :

A part ça, il y avait aussi la terre entière à côté de nous sur les sentiers pour voir les chutes, faire des photos en mode selfies et prendre le petit train parce qu’ils ne peuvent pas faire deux kilomètres à pied. Au milieu de tout ce monde-là, on se sent quand même un peu à l’étroit sur les passerelles et il faut une sacré dose de concentration pour profiter des forces de la nature quand on peut à peine atteindre la rambarde. Et encore, c’est la période basse ici puisque nous sommes en hiver et le parking était loin d’être plein. On n’a pas pris de photo avec les touristes parce que c’est moins joli même si, pour être tout à fait honnête, ça rendrait une idée plus juste.

Et comme tout ce monde-là vient avec son pic nic et son goûter, cela attire les animaux qui viennent mendier les miettes. Nous avons donc découvert une nouvelle espèce : le coati. Le site en est complètement envahi et ils viennent mettre leur museau dans les sacs pour se servir tout seuls.

Ensuite nous nous sommes reposés dans un camping, chez Oscar, qui a une petite jungle à lui en banlieue de Puerto Iguaçu, qui nous a accueilli en nous disant que dans son camping il n’y a pas de règle parce que ce n’est pas nécessaire, qui oublie des nuitées dans l’addition, qui est trop sympathique, qui s’occupe des oiseaux. Lui, son truc, c’est sa jungle, sa liberté et sa peinture. Les enfants étaient contents de jouer là-bas et ils voulaient rester (en fait, ils veulent toujours rester). Le camping c’est « Eterno Ecologico Reverdecer Camping ».

Et sur les conseils d’Oscar nous avons quitté l’Argentine vers le Paraguay par le ferry. Cela nous évite de multiplier les frontières car par la route il faut traverser le Brésil pour atteindre le Paraguay et à chaque fois il faut tamponner les passeports et passer à la douane pour le camion (il y a un papier à faire, et la douane vérifie que nous sommes assurés). Même si ça passe tranquille jusqu’ici (et on a déjà passé pas mal de frontières mine de rien), on s’est dit que le ferry c’était aussi bien. Il y a une barge qui part toutes les heures et pas grand monde là-bas. Nous ne connaissions pas les horaires mais le hasard a voulu qu’on arrive à 10h20, juste à temps pour attraper le ferry de 10h30, avec les passeports tamponnés en sortie.

Alors voilà, nous sommes au Paraguay!