Nous avons rejoint Colonia del Sacramento, la ville historique de l’Uruguay, principal comptoir colonial de cette rive du rio de la Plata, en face de Buenos Aires.

Pour ce qui nous concerne, c’est toujours un temps gris, très gris, très très gris. La ville est assez jolie même si la pluie ne met pas vraiment le patrimoine en valeur.

Et dans le camping ultra sommaire de Colonia, nous passons la soirée dans le camion à jouer aux cartes.

Nous repartons le lendemain, en se disant qu’en montant vers le nord, nous aurons plus de chance de trouver le beau temps. On fait une journée de route en plein soleil et traversons des paysages de pâturages très verdoyants. Ce sont surtout des élevages de vaches mais dans un climat doux donc ce sont des prairies plantées de palmiers. A la nuit, nous nous arrêtons au bord du rio Uruguay dans un endroit trouvé au hasard qui est un grand campement. Apparemment, les uruguayens aiment aller à la campagne pour faire des « asados » et il y a des espaces très grands de barbecues en dur où nous pouvons aussi dormir avec notre « casa rodante ».

Le lendemain, beaucoup de voitures arrivent, puis des cavaliers, car c’est le jour de commémoration de l’arrivée d’une centaine de russes fuyant les persécutions et venus s’établir là en 1913. Les uruguayens des environs viennent une fois l’an à l’endroit exact du fleuve où ils ont débarqué, pour célébrer la mémoire des ancêtres. C’est assez solennel, avec discours, officiels recueillis au premier rang, chants russes, et défilé de gauchos en tenue traditionnelle. Les drapeaux donnent le ton avec la devise « Libertad o muerte ».

Bise aux russophiles qui nous lisent.

Ensuite, ils s’en vont tous vers le village de San Javier où s’ensuivra une soirée de fête. Nous les abandonnons pour poursuivre notre route vers le Nord où se trouvent des thermes : il y a de l’eau chaude et les uruguayens ont construit des piscines et un camping. Il y en a plusieurs et nous nous arrêtons aux thermes de Guyavicu qu’on nous a conseillé.

Là, le soleil est avec nous même s’il fait quand même frais. Nous restons à tremper dans l’eau à 39°C toute la journée et même le lendemain. Le matin, l’eau chaude fume dans l’atmosphère froide. Les enfants sont contents. Le soir, nous sommes tout ramollis.

(Quand je pense qu’ils nous ont baissé la température du sauna de la piscine Pailleron!)

A part ça, la connexion internet est un exercice compliqué, très aléatoire. Là, on squatte en mode tranquille le wi-fi de l’école d’à côté. Le téléphone, ça ne marche pas.