Nous voilà arrivés !

Pour tout dire, nous avons commencé par beaucoup de trajets : l’avion Paris-Genève, puis Genève-Zurich puis, enfin, le Zurich-Buenos Aires, tout ça pour d’obscures raisons liées au monde moderne.

Nous avons atterri à Buenos Aires le matin et nous avons passé la journée dans le quartier de San Telmo avant de rejoindre le terminal de ferry. Nous avons pris le bateau en fin de journée pour Montevideo car c’est là que nous attend notre camion et nous étions impatients de le récupérer. Nous avons passé la nuit en auberge de jeunesse, dans une espèce d’endroit sympathique mais bien déglingué, peuplé de routards brésiliens, d’argentins et de sénégalais (Nangédef !) Les sanitaires sont tout cassés, la chambre est humide, il n’y a pas de chauffage alors qu’il fait dix degrés. Et ce qui est marrant, c’est que les enfants trouvent ça très bien, vraiment chouette. A la fois ils n’ont pas tout à fait tort parce qu’il y a plein de personnes accueillantes et assez causantes. Désormais c’est assez clair pour eux : il faut parler espagnol ou rien ! (sauf avec les sénégalais, naturellement)

Bref, quoique le confort soit très sommaire, autant vous dire que nous n’avons pas fait long feu après la nuit compliquée dans l’avion et que nous sommes partis nous coucher vite fait. Le lendemain, nous nous sommes précipités chez Wave-VS qui s’occupe de notre camion pour nous présenter et entamer le dédouanage du véhicule. Une fois les formalités remplies, il fallait encore attendre 24 heures. Malgré tout, nous n’avons pas énormément approfondi le sujet « Montevideo » : on s’est reposé et puis ici c’est l’hiver alors nous devons nous acclimater, il fait gris et un peu froid. Quand même l’occasion de quelques très bonnes empanadas et d’un tour dans le centre.

Le lendemain, on fait les courses pour approvisionner le camion et on file au port et là, c’est vraiment l’aboutissement de tant d’efforts : le camion est là, à côté des flaques, garé devant un petit algéco jaune et c’est merveilleux.

Le camion de l’autre côté de l’Atlantique!!!
Vue du port de Montevideo

On signe deux ou trois trucs, tout le monde à l’air sympa, tout le monde à l’air de s’en fiche totalement du dédouanage, hop on signe et hop on sort, personne ne vérifie quoi que ce soit, ni à l’entrée, ni à la sortie, tout le monde se connaît et au revoir. On range nos provisions, nos bagages et on file vers un camping près de Montevideo, dans la campagne au bord de la mer.

Évidemment on arrive à la nuit car nous sommes partis un peu tard et quand on arrive c’est « Prohibido acampar ». Mais finalement le gardien du site dit que c’est possible, que c’est effectivement interdit mais que quand des voyageurs arrivent il leur ouvre, qu’il y a des sanitaire et de l’eau potable, et que si on veut prendre une douche on peut lui demander et se doucher chez lui. Le concept nous a globalement échappé mais on a passé la nuit là-bas, dans une forêt d’eucalyptus, dans un site assez joli sur la côte. Comme c’est l’hiver, nous étions seuls.

Punta Espinillo
Le vrai-faux camping

Aujourd’hui, nous avons vidé les valises pour tout ranger dans le camion et nous sommes partis vers « Colonia del Sacramento ».

Temps pourri, vent et pluie, on a fait de la route cet après-midi. Nous avons vu que vous êtes en canicule, nous on a ressorti les manteaux ! Bises