Bonjour tout le monde !

On a du mal avec l’internet… ojala que ça s’arrange.

Nous sommes repartis vers l’intérieur de l’Uruguay et nous avons suivi sur des centaines de kilomètres des routes droites où l’on double de temps en temps une entrée d’estancia. Il y a des vaches et des moutons en élevage extensif, des chevaux et aussi des autruches, des plantations de pins ou d’eucalyptus pour le bois. L’Uruguay exporte de la viande et des grumes et ça se voit. Il y a les panneaux de propagande électorale le long des routes car les uruguayens vont élire leur président en octobre. Pour ceux que l’histoire intéressent, vous pouvez regarder qui est l’ancien président uruguayen Pepe Mujica. Personne n’est tombé à genoux en entendant son nom ici mais c’est toujours comme ça : nul n’est prophète en son pays.

Nous avons été à Valle Eden qui est une vallée assez jolie avec un peu de forêt rescapée des tentatives gauchos pour tout raser. C’est là que les enfants ont décidé que ce serait bien si c’était la rentrée. Ils sont très motivés, alors nous avons entamé l’année scolaire : le CP de Charlie et le CE2 de Loup. Ça nous arrange de prendre de l’avance, ça nous permettra de prendre des vacances à d’autres moments… Voilà donc comment cela se passe : environ une heure le matin, une fois math, une fois écriture, une fois lecture et on recommence.

Ensuite, nous avons rejoint la ville frontière de Rivera tout au nord de l’Uruguay pour rendre visite à Estelle, Juan et Lua Lila qui sont des amis d’Emeric, dit La Toile et qui nous ont invités : nous avons passé quatre journées très belles avec eux.

Déjà, nous les admirons pour leur projet car ils sont en train de construire une maison écologique : structure en bois que l’on voit sur la photo, murs en torchis, toit végétalisé. J’aurais bien eu envie de voir cela fini ou en travaux. Ils ont un four à pain aussi et c’était jour de pain quand nous sommes arrivés.

Le lendemain nous avons été à la campagne, chez des amis à eux qui habitent une chacra, c’est-à-dire une petite ferme où ils élèvent des animaux. C’est l’autre manière de vivre en Uruguay, ni à la ville, ni dans une estancia et c’est ce qui se rapproche le plus des campagnes françaises, finalement. Il y a une lumière splendide en Uruguay, et c’est peut-être pour cela que les gens ne gardent pas beaucoup d’arbres, mais ont de grandes pelouses tondues par les chèvres et les ânes. Il y avait aussi dix-sept chiens, deux chats et un cheval avec une carriole. Il y avait l’éternel maté, nous avons mangé des saucisses uruguayennes impeccablement grillées avant de se promener dans les environs et pour cette fois, c’était vraiment un charmant paysage. A Canario et sa femme : mille merci pour cette journée chez vous !

Le dimanche, nous avons été reçus pour un asado dans une famille d’Uruguay qui est tant hispanophone, que lusophone (d’ailleurs, ce coup-ci, nous étions côté brésilien) et enfin francophone. Où nous avons découvert que l’on peut se marier et adopter l’Uruguay à l’âge de 75 ans…

Tous les gens que nous avons rencontrés à Rivera étaient incroyablement chaleureux, sympathiques et nous les remercions pour ces jours que nous avons partagés avec eux. Un énorme merci à Estelle, Juan et Lua Lila : nous espérons que nous n’avons pas trop abusé de votre hospitalité et surtout, nous espérons que notre bonne étoile nous permettra de vous revoir un jour!

Nous aurions quitté l’Uruguay avec l’idée d’un pays plutôt monotone et pluvieux, et aussi un peu désertique et endormi si nous étions partis sans être passés par Rivera. Mais nous repartons avec des souvenirs pleins de soleil et de discussions, persuadés que l’Uruguay est un pays injustement méconnu d’Amérique Latine.