Bonjour!

Nous continuons la route vers le sud et nos détours par la côte où le paysage est beaucoup plus joli et où nous pouvons bivouaquer à la plage. Nous avons encore vu de très beaux endroits : Puerto Deseado, Puerto San Julian, le Parque Monte Leon. Nous ne nous pressons pas trop car plus nous descendons, plus le climat sera rigoureux et nous ne sommes pas encore en été. Les jours rallongent aussi considérablement…

Nos escales sont aussi l’occasion de très belles rencontres. L’Argentine – mais aussi le Paraguay et l’Uruguay -, ce sont des pays où les familles nous ont accueillis en nous tendant les clés, en nous disant « Faites comme chez vous, servez-vous dans le frigo, faites votre lessive, prenez une douche »… Ils ont construit un quotidien où il y a du temps pour accueillir des inconnus, pour discuter avec eux et même pour leur rendre service. Ce sont sans doute certaines personnes qui font cela, peut-être pas tous les argentins mais je pense quand même que l’ambiance est propre à cette région du monde.

Alors de matés en asados, chaque jour nous découvrons l’Argentine et nous nous attachons un peu plus à ce pays. On vous écrit sans cesse que les argentins sont sympas mais c’est plus que ça, bien plus que ça…

Merci à Léonardo, Paula et la petite Indiana !

Merci à Daniel et Maïtena !

Néanmoins, comme les distances sont immenses en Argentine, il arrive qu’il n’y ait pas d’étape pendant plusieurs centaines de kilomètres : pas de ville ni de village, pas de plage. Nulle part où s’arrêter le long de la route car tout est fermé par des barrières… Les argentins, qui parcourent leur pays et qui ont l’habitude de faire de très longues distances, font donc des étapes à la station service. Souvent, ce sont des stations service YPF. Bref, on peut toujours se garer sur le parking de la station service pour la nuit – c’est convenu -, il y a des WC et des douches chaudes (propre et gratuit), il y a de l’eau chaude pour remplir son thermos et se faire un maté (indispensable, on s’y est mis), il y a de l’eau potable pour remplir le réservoir du camping car (gratuit aussi, aucun problème). Et du carburant, évidemment.

Pour nous, ce genre d’étape est très exceptionnel (les enfants détestent, il n’y a pas d’endroit pour jouer), mais il y a des voyageurs qui y vont très souvent (ça leur évite des détours – surtout ceux qui filent comme le vent patagon – et parce que c’est gratuit).

Voilà, c’était une petite ode à la station service. D’ailleurs, c’est le bon moment pour en parler puisque nous traversons des régions pétrolifères : nous avons vu régulièrement des puits de pétrole, il y en a beaucoup, certains ont été vendus aux chinois. On vous met une photo, si jamais vous voulez savoir à quoi ça ressemble.

(Les stations services, vous savez à peu près comment c’est fait, mais on vous met quand même une photo parce que c’est notre quotidien : YPF, on y va beaucoup même quand on n’y dort pas, parce qu’on fait beaucoup de kilomètres.)

Et des photos de Patagonie qui pourraient vous donner envie de venir y faire un tour :

Nous avons donc atteint la fin de la Patagonie argentine, nous avons passé la frontière pour entrer au Chili, et nous sommes arrivés au détroit de Magellan où nous avons pris le ferry pour rejoindre la Terre de Feu.

Le capitaine du bateau a mis les enfants aux commandes, la casquette en prime, et le droit de toucher au gouvernail. Grâce à Charlie, le ferry a fait un tour complet sur lui-même au milieu du détroit ( !). Difficile de croiser capitaine plus aimable !

Après le détroit de Magellan, on n’en avait pas fini avec le kilomètres : encore 600 kilomètres avant Uschuaïa, un deuxième passage de frontière pour entrer de nouveau en Argentine (avec re-trois mois de permis de séjourner – Gracias !).

Et après presque 4 mois de voyage (dont un mois de Patagonie!), 12 000 kilomètres (plus que prévu !), le passage au lubricentro pour la deuxième vidange de rigueur (on s’occupe de furgoneta), nous voilà arrivés en Terre de Feu, au bout du monde et à la fin de la Ruta 3, qui se termine quasiment dans la mer, au bout de l’île. Aqui finaliza la Ruta Nacional 3 !

Grosses bises à tous,

A part ça, pour ceux que ça intéresse, les poussins pingouins, les pinchones, sont en train de naître :